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Dossier Sophrologie

Un atelier collectif de sophrologie

Un atelier collectif de sophrologie

1-Introduction
2-Son fondateur : Alfredo Caycedo
3-Institutionnalisation de la Sophrologie
4-Principes de fonctionnement de la sophrologie
5-Les différents courants de la sophrologie
6- La sophrologie aujourd’hui
7- Les résultats de la sophrologie : Études et controverses
8- Suivre des séances de sophrologie : pourquoi ? comment ?

Introduction

Des sophro-rando aux café-sophro, la sophrologie est désormais entrée dans le langage courant. Des professionnels de santé la recommandent et elle entre même dans le monde de l’entreprise. Ce qu’elle désigne reste néanmoins flou pour le non initié : technique de relaxation ? Forme d’hypnose ? Philosophie de vie ?

Lors de la déclaration de Genève, son fondateur, Alfonso Caycedo l’a définie ainsi :

« Une méthode scientifique conçue pour maîtriser l’équilibre corps-esprit, pour l’étude de la conscience et pour la conquête des valeurs de l’homme, avec des procédés vivantiels qui lui sont propres et originaux. »

Nous voyons donc qu’à l’origine, la sophrologie est bien plus qu’une simple technique psychocorporelle de mieux-être. Pour son initiateur, A. Caycedo il s’agissait à la fois d’une science de la conscience, permettant de comprendre l’être humain, d’un art de vivre visant l’harmonie physique et mentale  et d’une philosophie, basée sur la phénoménologie existentielle.

Etymologiquement, le terme sophrologie est formé à partir de trois racines de grec ancien :

  • SOS = harmonie, sérénité, paix, tranquillité
  • PHREN = esprit, cerveau, conscience
  • LOGOS = science, discours, étude, parole

On peut donc traduire sophrologie par : « science de la paix de l’esprit ».

Si le terme est assez récent (1960), les sources dont elle tire son inspiration sont beaucoup plus anciennes. Comment est apparue la sophrologie ? Quels sont les objectifs premiers de son concepteur ? Sur quels piliers théoriques repose-t-elle ? Pour mieux comprendre cette discipline, revenons sur ses origines.

Son fondateur : Alfredo Caycedo

Expérience en psychiatrie et application de l’hypnose médicale

Né en Colombie en 1934, Caycedo se rend à Madrid pour faire des études de médecine. Il y devient docteur en Médecine et Chirurgie. Spécialisé en Neurologie et en Psychiatrie, il travaille comme interne dans un hôpital de Madrid. Les méthodes qui y sont appliquées (comas insuliniques, traitements par électrochocs) l’amènent questionner sur la mise en état de conscience modifié dans un but thérapeutique.

Il s’intéresse alors à l’hypnose et tente de l’introduire l’hypnose médicale là où il travaille. Il fonde en 1959 la Société Espagnole d’Hypnose Clinique et Expérimentale. Cependant, l’appellation « hypnose » engendrant à l’époque beaucoup de réticences et la technique ne répondant pas toujours à ses attentes, il finit par la laisser de côté. Il entreprend de réaliser des recherches scientifiques sur la conscience, ce qui l’amène en 1960, à créer le terme de « sophrologie ». Il applique sa méthode, encore assez proche de l’hypnose, dans un service de neuropsychiatrie, en instaurant le premier département de sophrologie.

Recherches en phénoménologie existentielle

Puis Alfredo Caycedo part en Suisse, travailler sous la direction du psychiatre Ludwig Binswanger, le père de la phénoménologie existentielle. Fondée par E. Husserl, cette philosophie part du postulat que « toute conscience est conscience de quelque chose » et vise à étudier les phénomènes tels que la conscience les perçoit. Caycedo repense la sophrologie à la lumière de cette approche phénoménologique, mettant l’accent sur le vécut subjectif des sujets. Il entreprend un travail de recherche original qu’il appelle « vivance phonique ».

« Puisse-je connaître la conscience en harmonie ? Fut ma première Question Radicale qui me porta à mettre en marche un mouvement médical pour rechercher la conscience en harmonie, je lui donnais le nom de « Sophrologie » (…), une école scientifique pour laquelle j’ai proposé la devise « Ut conscientia noscatur », qui signifie, « pour que la conscience soit connue ». (Caycedo, 2001)

L’influence des traditions orientales :

Avec sa femme Colette, fervente adepte du yoga, entre 1963 et 1965, il voyage en Orient, toujours dans le but de comprendre les relations corps-esprit et d’explorer les différents états de la conscience humaine. Il se rend en Inde où il étudie le yoga avec des Maitres Yogis reconnus  et fait un séjour dans l’ashram de Sri Aurobindo.

Puis il découvre différents procédés de la médecine tibétaine permettant d’altérer la conscience, auprès d’un médecin dans l’Himalaya.

Enfin, il s’initie à la méditation zazen, lors d’un voyage au Japon. Ces différentes approches le sensibilisent à l’importance de passer par le corps pour travailler sur la conscience. Il tire de ses découvertes un programme appelé  « Relaxation Dynamique de Caycedo », dont le premier degré reprend les bases du yoga tel qu’il est pratiqué en Inde, le deuxième d’inspiration tibétaine et le dernier se référant au zazen japonais.

Alfredo Caycedo a donc années après années, affiné et enrichit son étude de la conscience et des moyens de la modifier dans un but thérapeutique en étudiant :

  • La médecine neurologique
  • La psychiatrie et la phénoménologie existentielle
  • L’hypnose
  • Les traditions orientales du bouddhisme, du Yoga et du Zen

Institutionnalisation de la Sophrologie

La sophrologie prend son essor dans les années 70 : suite à la parution d’un premier ouvrage francophone présentant la sophrologie en 1968, le premier congrès mondial de sophrologie voit le jour en 1970 à Barcelone. En 1971, le centre de sophrologie de Paris est créé. S’en suivent des congrès scientifiques, à Lausanne en 1973, à Bruxelles en 1974 puis de nouveau à Barcelone en 1975.

En marge de l’engouement pour cette nouvelle discipline, certains médecins reprochent à Caycedo de sortir du cadre scientifique en apportant trop de postures idéologiques à sa pratique. Il exerce en effet comme  Professeur à l’école de psychiatrie de la faculté de médecine de Barcelone et se doit d’apporter des preuves scientifiques à ses pairs. Après l’avoir créée, sa technique est soumise à expérimentation et à vérification.

Les « Discours sur les valeurs de l’homme » :

En 1977 a lieu au Brésil le troisième congrès mondial de sophrologie. Le Pr A. Caycedo est nommé professeur honoris causa de l’université de Pernambouc. Il y  prononce la « Déclaration de Recife », dans laquelle il présente sa conception des valeurs de l’homme. La sophrologie y est présentée comme une technique de gestion du stress et de développement personnel. En 1992, il présente officiellement son travail devant plus de 2000 psychiatres, lors du sixième congrès européen de psychiatrie de Barcelone. En 2001, il prononce son deuxième « Discours sur les valeurs de l’homme », appelée aussi « déclaration de Genève ». La formation est désormais accessible aux universitaires, avec l’inauguration de la première « Faculté de sophrologie » en 1982 à Bogota et la création d’une Fédération européenne de sophrologie en 1983.

De la sophrologie médicale à la sophrologie sociale :

Dans ces mêmes années, A. Caycedo crée en Colombie la branche sociale de cette thérapie, il a pour ambition qu’elle aide les habitants des pays en voie de développement.

En 1985, il élabore le quatrième degré de son programme de « Relaxation Dynamique ». Il part s’installer en Andorre et met en place des masters de sophrologie dès 1989. En France il faut attendre 1993 avant que ne soient fondées les écoles en « Sophrologie Caycédienne », déléguées officiellement par A. Caycedo. Le nombre d’écoles se multiplie progressivement, et coordonnées par le Fédération des Ecoles Professionnelles en Sophrologie. En 2012, elle regroupait 9 écoles.

Développement de différentes branches

La sophrologie a connu un certain succès et des personnes se sont approprié le concept, en créant des écoles, des cabinets et des formations qui ne correspondaient pas forcément à la vision de A. Caycedo. Le terme de « sophrologie » n’ayant pas été protégé dans le domaine public, en 1989, il décide de le breveté en déposant l’appellation « sophrologie caycédienne ».

« Peut-être à cause des recherches que j’ai réalisées, nombreux sont encore ceux qui confondent la Sophrologie et ma Méthode qui est son fondement, avec ce genre de techniques et de méthodes [occidentales et orientales] que j’ai étudiées et abandonnées au fur et à mesure que je découvrais les structures responsables de l’intégration de la conscience, celles que ma méthode découvre et renforce à l’heure actuelle ».(Caycedo, 2001)

Il existe donc aujourd’hui une scission entre les formations labellisées « sophrologie caycédienne », se revendiquant dans la continuité de leur fondateur, sous l’impulsion notamment de Natalia caycedo, sa fille, et différentes courants s’en inspirant tout en intégrant d’autres techniques psycho-corporelles. Plusieurs nouvelles écoles voyant le jour chaque année, avec des programmes de formation empruntant des techniques au domaine de la PNL, de l’hypnose, ou encore de l’Analyse Transactionnelle. Ce schisme se retrouve au niveau de l’organisation syndicale, le Syndicat des Sophrologues Professionnels regroupant l’ensemble des différents courants de sophrologie et le Syndicat National des Sophrologues, étant exclusivement réservés aux sophrologues caycédiens.

Principes de fonctionnement de la sophrologie

La sophrologie mise en forme par Alfonso Caycedo tire son inspiration de différentes traditions et disciplines : la neuropsychiatrie, la phénoménologie, le yoga, le zazen japonais ou encore l’hypnose. A partir de ses observations, quels fondements théoriques A. Caycedo a-t-il formulé afin de développer la sophrologie ? Quels sont les principes de fonctionnement de cette méthode ? Explorons les bases cette médecine douce telles qu’elles ont été définies par son fondateur.

1)    Terminologie propre à la sophrologie :

Alfonso Caycedo a défini toute une terminologie qui lui permet de circonscrire ce qu’est la sophrologie. En voici les principaux concepts :

L’alliance Sophronique :

Dans une cure psychanalytique classique, le thérapeute va se placer dans un rôle de supériorité par rapport au patient et interpréter ce qui émerge de son inconscient. Reflétant la relation que le patient entretient avec ses parents, ce rapport va induire un mécanisme de transfert qui est le levier thérapeutique de la psychanalyse.  La relation entre le sophrologue et son patient – dit sophronisant –  est tout autre. L’alliance thérapeutique se base sur une égalité entre deux sujets adultes. Le sophrologue pratique lui-même les techniques qu’il suggère à son patient. Il n’interprète pas ce que son patient exprime. Il favorise juste son émergence et laisse la conscience du sophronisant traiter elle-même les informations. Ce mode de relation thérapeutique propre à la sophrologie est appelée « l’alliance sophronique »

Le Terpnos Logos

D’origine grecque, ce terme est l’un des premiers redéfini par Caycedo pour distinguer la spécificité de sa pratique. Il désigne la manière dont le sophrologue va parler au patient, pendant la phase de sophronisation. La voix doit être calme, rassurante, d’une rythmique régulière et sans inflexion importante. Cette technique vocale est un outil qui aide le sophronisant à être attentif à ce qui lui est proposé et à entrer dans un état de conscience sophro-liminal. Caycedo entendait se distinguer de l’hypnose par le fait que ce ton n’était pas de la suggestion mais permettait que le patient garde un lien avec le réel afin d’adhérer consciemment à ce qui lui est proposé par le sophrologue.

La Vivance

Ce terme vient de l’espagnol « vivencia », qui signifie « expérience vécue ». A. Caycedo l’utilise pour décrire  les états de conscience induits par la sophrologie et qui en constituent le mécanisme thérapeutique :

  • La vivance phronique: Il s’agit du phénomène psychique produit par la sophronisation, un type de relation corps/esprit entrainant une transformation structurelle de l’individu. Cette expérience vivantielle renouvelle sa conscience et modifie sa manière d’appréhender sa vie.
  • La loi de la répétition vivantielle: Intervient ici un autre pilier de l’efficacité de la sophrologie, la répétition. C’est par la pratique régulière et répétée des expériences de vivance phronique que l’individu est progressivement transformé. C’est pourquoi il est nécessaire de pratiquer les techniques de la sophrologie de manière régulières même si c’est pour de courts moments (une dizaine de minutes).

2)    Les trois principes de fonctionnement de la sophrologie :

Le Principe de schéma corporel :

Il s’agit de la manière dont chaque individu perçoit son corps, que ce soit au niveau physique, émotionnel et intellectuel. Pour Caycedo, toute expérience vécue passe par le corps. Par conséquence, plus la conscience de son propre schéma corporel est fine, plus la capacité à agir sur son esprit est possible. Caycedo affirmait que :

« La conquête du corps est la conquête de l’esprit. »

En sophrologie, le travail sur le corps est donc un point de départ pour renforcer le positif en soi.

Le principe d’action Positive :

Pour Caycedo, le fait de répéter régulièrement des actions positives permet de redonner de l’élan, une envie de construire et d’aller vers le meilleur. C’est une manière d’élever sa conscience et donc de s’éloigner d’états pathologique.  Ce « positif » n’est pas standardisé, mais il est propre à chaque individu. Le sophrologue amènera le patient à exprimer ce qui est positif pour lui, au moment de la séance. Il sera associé à des souvenirs, des émotions, des désirs, des sensations, des images propres à la personne avec laquelle il travaille. Ce Positif contient une force qui permet de se dégager de schémas enfermant et de se propulser vers une amélioration. Quand il est activé cela se répercute sur tous les éléments psychiques de l’être.

Le Principe de la Réalité Objective :

Caycedo insistait sur la nécessité pour  le praticien de pratiquer lui-même très régulièrement les méthodes de la sophrologie, afin d’intégrer une bonne conscience de son propre schéma corporel. Pour que le travail sophrologique puisse opérer, le sophrologue doit tenir compte de son propre état  de conscience, afin d’objectiver sa relation avec son patient.

3)    La méthode sophrologique d’Alfonso Caycedo

La méthode décrite par Caycedo se décompose en trois cycles partitionnant 12 degrés de progression. Dans la phase préparatoire, le sophronisé apprend à adopter une posture corporelle spécifique :

La posture Isocay :

Le sujet est assis de préférence sur une chaise, le dos étant droit mais détaché du dossier,  les mains sur les cuisses et les épaules détendues. Pour les  techniques des deux premiers cycles, les yeux restent clos. La respiration est calme et régulière avec une bonne synchronisation des mouvements  du thorax et de l’abdomen. Cette posture induit un état de conscience particulier pendant laquelle le sujet est parfaitement éveillé et maître de ses actes, ne descendant pas dans la couche infraliminale de la conscience.

les 5 systèmes

Posture adoptée pendant la séance de sophrologie

Technique de sophronisation de base :

Une fois installé en posture isocay, le sujet va successivement amener son attention sur différentes parties de son corps dans une intention de relâchement musculaire. Seront progressivement passés en revue :

  • La tête : détente du front, du cuir chevelu, des yeux, de joues et des temps, les dents sont desserrées, la langue décollée du palais, les lèvres relâchées.
  • Le haut du thorax : décontraction du cou, de la nuque, des bras, épaules, coudes et mains, jusqu’au bout de s ongles
  • Détente du dos et de la cage thoracique
  • Décontraction de la ceinture abdominale et des lombaires
  • Relâchement du bassin puis des jambes et des pieds, jusqu’aux orteils
  • Intégration de tout le corps avec une attention sur la colonne vertébrale.

A partir de cet état de relaxation corporel, le sujet prête attention aux sensations qu’ils ressent et laisse venir à sa conscience un élément positif, mot, image, souvenir. S’en suit un retour à l’état de conscience habituel.

Technique de la sophro-stimulation vitale :

Dans la continuité de la technique décrite précédemment, la sophro-stimulation vitale consiste à poser l’intention d’activer et d’harmoniser les différents tissus et organes des différentes parties du corps. Cette technique permet de renforcer le fonctionnement des organes et de dynamiser l’énergie corporelle.

Le principe de fonctionnement de la sophrologie est donc de s’appuyer sur les sensations corporelles du patient et d’amplifier le Positif qui est en lui, tel qu’il le définit à un instant T. Si cela peut passer par la mise en état sophrolominal, le but n’est pas de se déconnecter de la réalité. Parce qu’il a lui-même travaillé ces techniques, le sophrologue est en mesure de rester attentif à l’état de conscience de la personne avec laquelle il travaille.

5) Les différents courants de la sophrologie

Au fur et à mesure, que A. Caycedo établissait les fondements théoriques et pratiques de la sophrologie, d’autres chercheurs et médecins s’en inspirèrent et l’enrichirent avec d’autres pratiques et courants de pensées. Il y eu des dissidences quand Caycedo proposa les trois premiers degrés de la relaxation dynamique à son retour d’orient en 1968 puis en 1977 quand il ouvrit sa discipline à des non médecins.

Un des principes de la sophrologie étant l’adaptabilité (au thérapeute, au patient, à la problématique..), cette discipline était forcément vouée à évoluer.  Le domaine des médecines douces se nourrissant des différentes découvertes touchant à la sphère psycho-corporelle, beaucoup de thérapeutes alternatifs utilisent désormais la sophrologie comme un outil parmi d’autres (hypnose, PNL, EMDR, psychologie, coaching…). A tel point qu’aujourd’hui, il existe de nombreuses manières de pratiquer la sophrologie et qu’il devient même parfois difficile d’identifier au cours d’une séance thérapeutique, ce qui appartient à la sophrologie ou pas. Nous pouvons néanmoins dégager :

  • Deux grandes institutions : caycédienne/bio-analytique
  • Deux grands champs d’application : médical/social, développement personnel
  • Une diversité de types de pratique

 La sophrologie Caycedienne ®

Cette marque a été déposée par Caycedo afin de circonscrire la spécificité de la discipline qu’il avait créée, au moment où d’autres praticiens commençaient à l’exercer en dénaturant la pratique originelle. Il s’agit de la sophrologie telle qu’elle a été strictement  définie par le Pr. Caycedo. Elle se base  principalement sur les techniques de Relaxation Dynamique. Cette méthodologie est structurée en 12 degrés, regroupé en  3 cycles. Elle est axée sur la conscience du corps, des émotions, des valeurs et des pensées de l’individu. Parfois appelée aussi « sophrologie phénoménologique », elle s’appuie sur la valorisation du vécu. Le vécu  positif est renforcé, jusqu’à devenir un phénomène, ce qui permet d’élever le niveau de conscience du sujet et de le sortir d’éventuels états pathologiques.

Emblème et devise de la sophrologie caycedienne

Pour exercer officiellement la sophrologie caycedienne, il faut avoir suivi le cursus d’une école en portant la marque. Aujourd’hui, cette marque est gérée par la société Sofrocay®, qui  administre  le syndicat SFSCay et l’Académie Internationale de sophrologie caycedienne.  Ce sont ses dirigeants qui décident ou non d’attribuer le label aux différentes écoles de formation en sophrologie qui le demandent. .

Pour pratiquer en tant que sophrologue caycedien, il faut également respecter scrupuleusement les recommandations laissées par Caycedo, à commencer par la terminologie qu’il a définie. Ainsi, pour amener la personne en état de sophronisation de base, le Pr. Caycedo a proposé de scanner le corps en le décomposant en différents systèmes, le premier système englobant la tête, les oreilles les yeux, etc… Ce mode de prise de conscience est appelé système ISOCAY. Si un  thérapeute préfère guider son patient en mentionnant directement les différentes parties du corps (« Vous relâcher votre mâchoire), sans mentionner le terme de système (« nous allons relaxer le système 3 »), la pratique ne peut être qualifiée de caycedienne, bien qu’elle s’en inspire en tout point.

L’école française : une sophrologie bio-analytique, découvrante

Jean-Pierre Hubert, le père de la sophrologie analytique

Le Pr. Caycedo est suivi par des collègues médecins qui deviennent ses collaborateurs dès 1968. En 1985, l’un d’entre eux,  le Dr Jean-Pierre Hubert, intègre à la sophrologie proposée par Caycedo les théories de la psychanalyse développées par Freud, Jung et Lacan. Les techniques psycho-corporelles de la sophrologie sont alors utilisées pour permettre de découvrir l’inconscient du sujet. En accédant ainsi à son «  Moi authentique », la personne peut prendre conscience de ses valeurs et aspirations propres, afin d’apporter les changements qui lui permettent de donner à sa vie un sens qui lui corresponde réellement.

Jean-Pierre Hubert fonde la Faculté Européenne de Sophrologie et de Sophro analyse. Le professionnel qui exerce selon cette méthode est appelé Sophrologue-analyste ®. Tout comme le psychanalyste, il se doit d’avoir été lui-même en analyse.

L’école qu’il a mis en place propose 3 niveaux de compétences :

  • Niveau 1 sophro-analyste
  • Niveau 3 : Sophro-thérapeute
  • Niveau 3 : Sophrologue

Cette école est ouverte à tous. Au troisième niveau, les membres des professions médicales et paramédicales peuvent prendre une option qui leur permettra d’accéder  à une certification professionnelle propre.

La sophrologie médicale :

Rappelons que Caycedo était médecin et que sa motivation première dans la quête qui l’a amené à élaborer  la sophrologie, a pris racine dans son expérience en milieu hospitalier. D’autres médecins partageaient son intérêt pour les techniques de modification de l’état de conscience à des fins analgésiques. Ainsi, le Dr Baldomero Sol raconte :

« Je suis venu à Paris à l’hôpital Lariboisière pour participer à un cours d’implantologie maxillo-faciale. J’eus alors l’occasion d’anesthésier un patient […] et, pour expliquer la technique que j’avais employée, je pris le nom de sophrologie. C’était la première fois qu’on l’utilisait pour un acte médical dans un hôpital de faculté. (…) Une grande partie des collègues français s’intéressa à la sophrologie que j’avais apportée à Lariboisière et c’est alors que se forma une société française et plusieurs groupes d’études. C’est à partir de ce moment ; que je peux qualifier d’historique, que la Sophrologie Médicale est née. «  (in « Traité de Sophrologie, origines et développement », Dr JP. Hubert , Le courrier du livre 1988.)

Dans le sillage du Pr A. Caycedo, le Dr Jean Pierre Hubert a donc collaboré avec le Dr Baldomero Sol pour expérimenter l’utilisation des techniques de sophrologie en milieu médical.

Des professionnels de santé se forment à la sophrologie

Aujourd’hui la sophrologie dite clinique est entrée dans la catégorie des « soins de support ». Pratiquée par des professionnels  de santé (infirmières essentiellement), elle se base surtout les techniques de relaxation avec prise  conscience du corps et de la respiration, pour apporter un apaisement physique et psychologique. Elle est utilisée dans :

  • La gestion de la douleur due à une intervention, à des soins de suite ou à des symptômes aggravés (son application est alors proche de celle de l’hypnose médicale)
  • La gestion du stress lié à aux examens médicaux et pronostics
  • L’acceptation de traitements lourds (en oncologie notamment)
  • La confiance pendant les phases de récupération
  • L’accompagnement en soins palliatifs

Dans le milieu médical, la sophrologie peut être proposée aux patients mais aussi au personnel soignant où elle est employé comme outil de gestion du stress.

Portrait : Bénédicte Delebarre était infirmière, elle travaille désormais en tant que sophrologue au sein du Centre Hospitalier de Lille. La sophrologie y est notamment utilisée comme mode de  prise en charge non médicamenteuse de la douleur. 

La sophrologie sociale

Cette appellation regroupe tous les types de sophrologie qui se réalisent en dehors d’un contexte médical. A partir de techniques psycho-corporelles, elle vise l’épanouissement de l’individu. Elle s’adresse à toutes les personnes soucieuses de leur bien-être, qui veulent trouver un sens à leur vie, gérer leurs émotions, leurs stress, retrouver confiance en soi ou améliorer leur vie.

Ce type de sophrologie peut prendre plusieurs formes, en fonction de ses influences, on peut retrouver des pratiques sophrologiques plus ou moins empruntes de :

L’hypnose

Certaines formes d’hypnoses utilisent des inductions hypnotiques.

Elle se base sur les premières relaxations décrites par A. Caycedo : le thérapeute se focalise sur les symptômes à traiter, met la personne en étant de sophronisation avec des inductions. Un exemple de technique caractéristique de ce type de sophrologie est la sophro-substitution sensorielle, pendant laquelle le thérapeute va formuler des inductions qui vont transformer une sensation désagréable (tristesse, angoisse, douleur…) en une sensation plus confortable.

La relaxation :

On y retrouve des inductions faisant penser aux techniques hypnotiques, mais le but est la détente. Cela passe par le corps, le thérapeute amenant le sujet à relâcher progressivement chaque partie de son corps. Pour plus de confort, les sophronisants peuvent être allongés, de la musique calme peut être utilisée pour favoriser la relaxation.

Les traditions orientales :

On y retrouve des techniques venant directement  du zazen (méditation silencieuse) et du yoga avec des postures, techniques de respiration du prana, de visualisation des chakras, etc…

La phénoménologie :

C’est l’expérience de l’individu et son expression qui prime. Le thérapeute accueille la totalité de son discours avec une attitude d’écoute neutre et bienveillante, il ne conseille pas, ne juge pas et n’encourage pas son patient.

Le comportementalisme :

A l’inverse, le thérapeute est très actif, il guide, conseille, recommande à son patient des lectures, des exercices d’application, des entraînements. Ce type de relations est très proche du coaching.

Au travers de cette diversité de pratiques, nous retrouvons les grandes sources d’inspiration auxquelles le Pr Caycedo a été puiser tout au long de l’élaboration de sa discipline.

Aujourd’hui , la sophrologie évolue avec les différents enrichissements et influences qu’apportent les personnes qui la pratiquent. Certains thérapeutes se spécialisent sur des domaines d’application précis, comme par exemple Coralie Degradot, Sophrologue spécialisée dans les troubles alimentaires. D’autres intègrent à leur pratique de la sophrologie des outils tels que la cohérence cardiaque. D’autres encore mettent l’accent sur la relaxation.

Au delà de ses différents courants, la sophrologie est donc une discipline qui peut en intégrer d’autres et s’adapter à toutes la diversité des demandes.

6) La sophrologie aujourd’hui

La sophrologie  en France : une popularité grandissante

La sophrologie est déjà bien connue du grand public, 9 français sur 10 déclarent en avoir déjà entendu parler et 6 millions l’ont déjà pratiquée. Souvent associé à de la relaxation, elle bénéficie d’une bonne réputation puisque parmi ceux qui en ont déjà entendu parler, 73% en a une image positive. (Source : sondage de la  Chambre Syndicale de la Sophrologie réalisé 2014 par BVA)

Selon le baromètre 2017 des pages jaunes, la sophrologie est la discipline qui arrive en premier lors des recherches de thérapeutes alternatifs, loin devant les autres. Un engouement en nette progression puisque le nombre de recherches de sophrologue sur le site des pages jaunes a plus que triplé en 1 an.

Le nombre de sophrologues installés en France augmente également, on estime qu’il est actuellement de 8 000 à 10 000.

Une discipline reconnue au niveau institutionnel

Depuis 2009, la Sophrologie est enregistrée comme une profession à part entière auprès de Pôle Emploi, elle entre dans le code ROME K1103. Concernant le statut de micro-entrepreneur, le RSI a reconnu la sophrologie en la classant dans les codes APE 8690F (activité de santé humaine) et 9609Z (autres services personnels).

De plus, en appartenant à la Chambre Syndicale de la Sophrologie, les sophrologues peuvent être membres de la Chambre Nationale des Professions Libérales.

Reconnaissance du métier de sophrologue par le RNCP.

Enfin, depuis 2011, le « certificat professionnel de sophrologue » a été inscrit dans le Répertoire National de la Certification Professionnelle géré par la Commission Nationale de la Certification Professionnelle, une inscription qui marque la reconnaissance du métier de sophrologue au niveau institutionnel.

Cette discipline ailleurs dans le monde

Caycedo ayant travaillé en Espagne et en Suisse, il n’est pas étonnant de voir que la sophrologie caycedienne s’est développée en Europe. Ainsi, il existe 42 écoles rattachées à Sofrocay en France, Espagne, Portugal, Suisse, Italie Belgique et Luxembourg. C’est ainsi plus de 800 personnes qui se forment en Europe chaque année, juste par le biais de ces écoles. On dénombre environs 5000 professionnels sortis de ces écoles, exerçant dans une vingtaine de pays différents.

Qui exerce la sophrologie ?

La profession est à large dominante féminine, avec une moyenne d’âge excédant les 40 ans. Installés plutôt dans les villages et petites villes, beaucoup de praticiens n’exercent pas exclusivement la sophrologie, cela constitue leur activité secondaire. Nous retrouvons parmi eux beaucoup de professions médicales (kinésithérapeutes, infirmières…) et d’emplois accompagnement de la personne (psychologues, orthophonistes,  coaches sportifs…)

Quels sont les types d’événements qui existent ?

De nombreuses Rencontres et Congrès jalonnent l’avancée de la recherche en sophrologie.

De nombreux rassemblements rythment l’avancée de cette discipline vivante, en perpétuelle approfondissement. Ainsi, la FFDS (Fédération Française de Sophrologie)  organise des rencontres annuelles depuis 20 ans. Lors des  dernières rencontres de la FFDS, des conférenciers ont exploré comment la sophrologie pouvait aborder les problématiques de la dépression, des troubles alimentaires, de l’estime de soi ou encore de l’apprentissage.

Reconnu d’intérêt public, L’Observatoire National de la Sophrologie (ONS) organise également des rencontres thématiques ainsi qu’un grand colloque annuel. Il gère l’organisation d’enquêtes sur la discipline et d’études scientifiques portant sur des sujets spécifiques.

Enfin, l’Académie de Sophrologie de Paris, dirigée par  le Dr Patrick-André Chéné, a organisé en 2015 le premier Congrès international de Sophrologie, qui a réunis 430 sophrologues venus de toute la France mais aussi de l’étranger.

Plusieurs magasines sont dédiés à la sophrologie comme « Sophro Actu » ou « Sophrologie, pratiques et perspectives ».

7) Les résultats de la sophrologie : Etudes et controverses

La sophrologie, un atout pour booster ses performances sportives.

Bien qu’il existe toujours des détracteurs pour qualifier la sophrologie de pseudoscience, elle a fait déjà fait ses preuves dans de nombreux domaines et notamment dans la préparation à  des événements stressants : accouchement, examens, compétitions sportives. Une étude commanditée par le constructeur automobile Ford portant sur l’impact des séances de sophrologie sur les performances sportive, a montré que les exercices de préparations mentales augmentaient de 40% le niveau de concentration et de performance des pilotes mais aussi  d’un individu lambda. La gestion du mental apparait désormais comme ce qui démarque les champions et fait la différence.

Des recherches sont en cours sur les problématiques du deuil, des troubles du sommeil ou encore des acouphènes, avec des résultats prometteurs. Ainsi, l’Observatoire National de Sophrologie a mis en place depuis 2009, une commission de recherche sur les acouphènes qui a en charge d’évaluer l’impact des séances de sophrologie sur l’inconfort qu’ils provoquent. Y sont comparés les résultats des séances individuelles et collectives, ainsi que du nombre de séances. Le travail n’agit pas sur l’acouphène lui-même mais sur la représentation que le patient s’en fait et le niveau de stress que cela génère. Les chercheurs ont constaté une amélioration pour une personne sur deux ayant suivi 5 à 10 séances individuelles.

La sophrologie est majoritairement utilisée pour la gestion des émotions et du stress. Elle s’intègre de plus en plus dans le monde du travail. L’Institut de Sophrologie Caycédienne de Barcelone a récemment lancé un programme de « Mieux-être et Sophrologie », visant à permettre d’intégrer  des techniques sophrologiques permettant d’améliorer son bien-être. Des recherches sont en cours au sein d’institutions médicales et d’autres contextes professionnels afin de démontrer scientifiquement l’efficacité de ce programme. L’ambition  de ce groupe de recherche géré entre autres par Dr. Natalia Caycedo est de prouver l’utilité de la sophrologie comme outil de gestion du stress et de mieux-être au travail.

8) Suivre des séances de sophrologie : pourquoi ? comment ?

A qui cette discipline s’adresse-t-elle ?

Toute personne peut pratiquer la sophrologie à partir du moment où elle est capable de volontairement poser sa conscience sur un objet. Pour les enfants on la conseille donc plutôt à partir de 4/6 ans. La personne doit également avoir l’envie personnelle de faire ce travail.

Pour quels symptômes est-elle bien adaptée ?

La sophrologie est particulièrement préconisée pour les problématiques suivantes :

  • Troubles médicaux: Addictions, douleurs chroniques, préparation à l’accouchement ou à un examen de santé, suites opératoires, accompagnement d’un traitement. Si elle ne  remplace en aucun cas les traitements médicaux, la sophrologie fait désormais partie des soins de supports.
  • Performances sportives: Préparation à une compétition, récupération
  • Troubles nerveux: phobies, stress, angoisses, sommeil, détente, dépression, stress post-traumatique
  • Prévention du vieillissement: conscience de son corps, mémoire, gestion des acouphènes
  • Apprentissage: aide à la compréhension, à la mémorisation, préparation aux examens
  • Difficultés relationnelles: timidité, prise de parole en public, entretien d’embauche, manque de confiance en soi
  • Changements de situation: deuil, maladie, déménagement, séparation, perte d’emploi

De manière générale, la sophrologie est adaptée pour toute personne qui souhaite un mieux-être physique, psychologique et émotionnel.

Les contre-indications de la sophrologie

La sophrologie est déconseillée aux personnes souffrant de troubles neurologiques ou psychiatriques comme la psychose, la névrose, surtout en phase délirante. On ne pratiquera pas non plus la sophrologie avec une personne qui est sous emprise de drogue ou en état d’ivresse. La bonne volonté et la capacité de conscientisation sont nécessaires pour réaliser un travail sophrologique.

Comment se déroule une séance ?

La sophrologie peut se pratiquer en séances individuelles, dans ce cas les séances durent en moyenne 1 heure, ou lors de séances de groupe, qui prennent plutôt 1H30. Les séances de groupe portent sur des sujets génériques comme la gestion du stress ou des émotions, la sophrologie en entreprise se développant de plus en plus.

Des séances de sophrologie sont de plus en plus en vogue en entreprise.

Les séances en individuel offrent une approche beaucoup plus personnalisée. Lors de la première séance, le praticien va écouter la demande du patient et cerner la problématique sous-jacente en faisant une anamnèse afin de lui proposer un programme d’accompagnement personnalisé. Ce qui se passe pendant les séances va dépendre du problème du patient ainsi que du courant dans lequel le thérapeute s’inscrit (voir plus haut « Les différents courants de la sophrologie »).

De manière générale on retrouvera toujours dans le déroulé d’une séance, un temps de relaxation passant par une attention portée sur la respiration et les différentes parties du corps, ainsi que des visualisations positives.

A l’issu de la séance, un débriefing est fait, pendant lequel le patient expose ce qui s’est passé pour lui pendant ce temps de sophronisation.

En fonction de la nature du trouble à traiter et de la manière dont réagit le patient, le nombre de séances nécessaire pourra s’étendre de 2/3 séances à une douzaine. Dans une visée d’autonomisation de la personne, le sophrologue peut aussi apprendre à son patient comment entrer en état de sophronisation et pratiquer les exercices appropriés lui-même. Il est d’ailleurs recommandé de les pratiquer quotidiennement à raison d’une dizaine de minutes par jour.

Combien coute une séance ?

  • Pour une séance individuelle : comptez 45€ à 60€, cela pouvant monter jusqu’à 75€ à Paris.
  • Pour les ateliers collectifs : cela revient de 12€ à 20€ par participant. Des forfaits annuels peuvent être proposés.

Ce sont des fourchettes de prix, chaque thérapeute fixant son propre tarif. La sécurité sociale ne rembourse pas la sophrologie mais de plus en plus de mutuelles proposent des prises en charge forfaitaires. En voici la liste.

5 conseils pour bien choisir son sophrologue

  1. Référez-vous aux annuaires de la Société Française de Sophrologie  et de la Chambre Syndicale de la Sophrologie, La profession n’étant pas règlementée, il n’existe pas de sophrologues diplômés d’État, en passant par ces associations, vous avez la garantie que votre thérapeute a suivi une formation sérieuse.
  2. Demander des recommandations à des proches ou à des professionnels.
  3. Questionnez le praticien que vous rencontrez : Lors du premier contact téléphonique avec votre sophrologue, vous pouvez demander à la personne depuis combien de temps elle exerce, quelle école elle a suivi, quelle type de sophrologie elle pratique, quels sont ses domaines de prédilection.
  4. Ecoutez votre ressenti: Les compétences seront néanmoins beaucoup liées à la personne elle-même et aux qualités qu’elle aura pu développer. De plus vous pouvez ressentir plus ou moins d’affinité avec la praticienne, en fonction de vos personnalités respectives. Il importe donc de voir comment vous vous sentez avec cette personne et quels impacts les séances ont sur vous.
  5. Si le travail ne vous convient pas, n’hésitez pas à changer de thérapeute.

A lire également :

Sophrologie : Définir son projet

Sophrologie : Choisir sa formation

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