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Se former à la sophrologie : 1# Définir son projet

Avant de choisir votre formation, posez-vous les bonnes questions.

Se former à la sophrologie :

1#Définir son projet professionnel

Plébiscitée par de plus en plus de français, présente dans des domaines allant du milieu médical au monde de l’entreprise en passant par l’école ou les sports de haut niveau, la sophrologie a le vent en poupe. Vous avez vécu un grand changement dans votre vie suite à une série de  séances de sophrologie ou avez entendu parler de bénéfices qui pourraient compléter  votre pratique professionnelle ? Cette expérience vous a donné envie de devenir sophrologue et vous envisagez de vous former ?

Sachez qu’il existe en France une centaine d’endroits où se former à la sophrologie. Et que les offres de formation sont très disparates tant sur le fond que sur la forme. Alors, avant de vous lancer dans la jungle des différentes écoles, à la recherche de « la bonne » formation, Omyzen vous apporte des informations clés pour vous aider à y voir plus clair et à orienter votre recherche.

Et en amont, c’est le moment de se poser les bonnes questions : comment travaille un sophrologue ? Pourrais-je vivre de ce métier ? Est-ce vraiment pour moi ?

Se lancer dans une nouvelle formation professionnelle va vous demander un certain investissement en temps et en argent. D’où l’importance de bien choisir sa formation. S’il existe des critères importants à prendre en compte dans le choix de son école, la « bonne formation », sera celle qui est bonne pour vous, c’est-à-dire qui correspond à votre projet professionnel. Avant de vous lancer dans la recherche de formation, prenez donc le temps de préciser la vision que vous avez de votre future activité de sophrologue. Voici des pistes de réflexions pour vous accompagner dans votre cheminement.

Avez-vous les pré-requis pour être sophrologue ?

L’accès au métier

Légalement il n’existe pas de pré-requis pour exercer le métier de sophrologue, hormis le fait de disposer d’un statut juridique vous permettant de déclarer vos recettes. Vous pouvez même exercer sans certificat de formation, mais nous vous le déconseillons fortement.

L’accès aux formations

Concernant l’accessibilité aux écoles, il n’y a généralement pas besoin d’un niveau d’étude ou de compétences spécifiques, pour s’inscrire à une formation de sophrologie. Seul l’accès au DU de l’Université de Lilles, pose certaines conditions d’admission. Il est réservé aux personnes travaillant dans le domaine du sport, de la santé (médical, paramédical, médecines douces), ou de l’accompagnement de la personne (psychologie, services de sevrages, éducateurs, travailleurs sociaux…). Si le candidat ne vient pas de ces professions là, il lui est demandé de suivre en cycle fondamental en sophro-thérapie puis de déposer un dossier de candidature.

Les prédispositions pour être sophrologue

Savoir écouter l’autre et l’accueillir sans jugement.

La sophrologie se situant dans le domaine de la relation d’aide, certaines qualités humaines sont nécessaires pour faire un bon thérapeute. Citons l’empathie, l’ouverture, l’écoute, la bienveillance, ainsi que le respect et la confidentialité. Avoir fait ou faire un travail sur soi semble également nécessaire pour ne pas se retrouver face à ses propres névroses au lieu d’être disponible pour s’occuper de celles du patient. Pensez aussi que la formation vous demandera une capacité à étudier et à assimiler de nouvelles connaissances. Enfin, le développement de votre propre activité nécessitera une certaine aptitude à s’organiser, être autonome, avoir des compétences de base en communication et marketing.

D’où venez-vous ?

L’activité professionnelle que vous exercez actuellement et l’expérience que vous vous êtes fait les années précédentes va avoir de l’importance dans votre parcours de reconversion. Pour anticiper votre parcours de formation, voici les questions clés à se poser :

  • Mon statut actuel me permet-il de bénéficier d’aides à la formation, soit via le Fongécif soit par le biais de Pôle Emploi si je suis sans activité actuellement ?
  • Est-ce que mon activité professionnelle actuelle me laisse le temps de suivre une formation continue en présentiel et d’effectuer le travail personnel requis ?
  • Pourrais-je utiliser la sophrologie dans le cadre de mon travail ?
  • Est-ce que je souhaite exercer la sophrologie en complément de mon activité actuelle ? Dans ce cas, sera-t-il possible de dégager des jours consacrés à mon métier de sophrologue ?
  • Exercer la sophrologie, quand je serais à la retraite ?
  • Est-ce que je souhaite en faire une activité principale ?
  • Dans quel secteur d’activité je veux travailler ?
  • Y a-il une thématique ou un public privilégié vers lesquels je souhaite me tourner ?

Quel secteur d’activités cernez-vous ?

Le sophrologue peut exercer en cabinet mais aussi dans beaucoup de contextes institutionnels différents. Vous projetez-vous tous les jours dans votre cabinet privé seul avec votre patient ? Ou êtes –vous également attiré par des dynamiques de groupe ? Si oui, dans quel milieu vous sentiriez-vous à l’aise pour exercer ? Quelle thématique vous tient à cœur ?

  • les institutions médicales (cliniques, hôpitaux) à Gestion de douleur, préparation à l’accouchement ou à une opération, gestion du stress des examens, accompagnement de changements de vie, …
  • le monde de l’entreprise? à Gestion du stress, motivation, créativité, bien-être au travail, prévention des risques psycho-sociaux, cohésion et travail en équipe, aide à la prise de décision, …
  • les milieux sportifs et artistiques à concentration, performance, préparation à des compétitions, motivation, confiance en soi, gestion du stress et du sommeil, maitrise su schéma corporel, cohésion de groupe, canalisation de la pression, de la douleur, des émotions, récupération…
  • les institutions scolaires? (pour le personnel encadrant  et pour les élèves, de la maternelle aux étudiants) : aide à l’apprentissage, préparation aux examens, gestion de conflit, prise de parole en public, gestion du stress et des émotions, concentration, confiance ne soi, relationnel…
  • les maisons de retraite, l’accompagnement aux personnes âgées ? à conscience de son corps, travail sur le langage, la mémoire, stimulation de l’attention et des capacités cognitives, confiance en soi, gestion de la douleur…
  • les centres d’addictologie? à conscience corporelle, gestion du stress et des émotions, confiance en soi, renforcer le positif, accompagner un traitement de sevrage, …
  • les centres de remise en forme et de de thalassothérapie ? à conscience du schéma corporel, passage de vie, préparation à un évènement, relaxation, gestion des émotions, …

 

Quel statut juridique envisagez-vous ?

Il est possible d’exercer la sophrologie sous différents statuts. Si vous travaillez dans une des institutions précédemment citées, vous pouvez être salarié d’une entreprise, association ou administration, être embauché comme vacataire ou encore être salarié d’une société de portage. Mais cette situation ne concerne qu’une petite minorité des sophrologues.

La grande majorité exerce aujourd’hui  avec le statut de micro-entrepreneur sous le code APE 8690F (« activité de santé humaine non classée ailleurs »). Il est également possible de s’établir en profession libérale au sein d’une entreprise individuelle en coopérative ou en société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU).

Au niveau juridique, le sophrologue exerce une profession libérale non réglementée. Cela signifie que la profession est reconnue par l’Etat mais que le titre de sophrologue est libre de droit. Il n’existe pas de Diplôme D’Etat en Sophrologie et donc il n’est pas obligatoire de justifier d’une certification pour exercer. Celle-ci est pourtant fortement recommandée comme nous le verrons plus loin.

 

Où installer votre cabinet ?

 Là encore, il existe plusieurs possibilités :

Selon une enquête réalisée par le Cabinet Sabine Pernet, auprès de 257  sophrologues, en 2016 :

  • 51,1% des personnes enquêtées partagent leur cabinet avec un autre professionnel de santé
  • 37,9% sont propriétaires ou installés à domicile.
  • 25,8% louent un cabinet pour leur usage unique
  • 23,3% sont installés en maison médicale ou paramédicale

Et vous, quelles seraient vos préférences ? Vos possibilités ?

Pour enrichir votre réflexions sur le choix de cabinet, lisez :

7 critères essentiels pour choisir l’emplacement de son cabinet

Choisir le lieu d’exercice: cabinet ou domicile ?

 

Combien gagne un sophrologue ?

Avec un tarif moyen de 50€ la séance, au rythme de 5 séances par mois, le chiffre d’affaire brut serait environ de 1000€. Mais c’est sans compter les frais (charges, déplacements, matériel, location, communication…) qui ne peuvent être déduis avec le statut de micro-entrepreneur. Et puis une clientèle, cela ne se fait pas en un jour.

Selon une enquête réalisée par le Cabinet Sabine Pernet, auprès de 257  sophrologues, en 2016, 80% des praticiens interrogés  touchaient moins que le SMIC net mensuel (1.480,27€). De plus, précisons qu’il aura fallu entre 3 et 5 ans d’exercice aux 20% des personnes qui dépassent ce seuil pour y arriver.

Pour une grande partie de praticiens, la sophrologie reste donc encore une activité secondaire, qui vient en complément d’un emploi salarié.

Afin d’optimiser vos chances de réussir, projetez-vous dans votre projet et personnalisez le. Voici quelques conseils illustrés d’exemples de parcours réussis.

Un projet bien défini et ciblé, augmente vos chances de réussite.

Définir son projet professionnel, trajectoires inspirantes

Rebondir sur ses loisirs/passions

Marie C. est éducatrice spécialisée depuis plus de 20 ans, musicienne pendant son temps libre, elle a eu recours à la sophrologie pour apprendre à gérer le stress qui la paralysait au moment de monter sur scène. Devenu experte en techniques de gestion du stress adapté au milieu du spectacle, elle s’est formé à la sophrologie et propose des prestations aux artistes et professionnelles qui sont confrontés à l’angoisse de la scène.

Diversifier les cadres d’intervention

Vous pouvez aussi combiner votre activité dans différents domaines d’intervention. C’est le cas d’ Estelle Tournois par exemple :

« Je travaille à temps partiel au cabinet, trois jours par semaine et je me déplace pour des interventions en entreprise ou dans les établissements scolaires. »

(Lire Témoignage de thérapeute : Estelle Tournois, sophrologue relaxologue)

Se spécialiser dans ce qu’on connait bien du fait de notre histoire personnelle

Chacun a une trajectoire de vie bien particulière avec des combats et défis qui lui sont propres. Le fait d’accompagner des personnes dans une problématique qu’on a connu personnellement et qui a été dépassée s’impose parfois comme une évidence. Coralie Degradot, Sophrologue spécialisée dans les troubles alimentaires nous en offre le témoignage :

« Un jour, une endocrinologue avec qui j’avais eu un excellent rendez-vous, m’a adressé une jeune femme souffrant d’anorexie. Et ça a été pour moi une révélation : mes 17 années d’anorexie sont une force incroyable pour accompagner les personnes qui souffrent de troubles alimentaires car je les comprends profondément. J’ai adapté toute la méthode et développé un accompagnement Sophrologique adapté à ces problématiques. En l’espace de quelques mois, j’étais identifiée comme accompagnante de qualité sur ces problématiques. »

Rebondir sur son ancien métier, faire jouer son réseau pro :

Coralie Degradot, témoigne également de la manière dont elle a su établir une continuité entre les postes qu’elle avait occupé tout au long de son parcours professionnel et son activité de sophrologue libérale :

 « J’ai mis à profit ce que j’ai appris dans mes précédents postes et pris RDV avec les médecins de mon secteur de l’époque, le CMP, les services hospitaliers. Le milieu professionnel duquel je venais m’a permis d’ouvrir des portes. »

Se spécialiser sur une thématique de soin :

Même si des connaissances générales sont nécessaires dans un premier temps, les thérapeutes qui réussissent sont souvent ceux qui ont consolidé une spécialité et sont devenus des experts référents dans un domaine précis.

« Je ne me sentais jamais suffisamment armée… Jusqu’à ce que je décide de me spécialiser dans un domaine précis : la gestion du poids. Un Français sur deux étant en surpoids, je sentais que j’allais être utile en transmettant une méthode efficace qui allie nutrition, nutritherapie, hypnose et psychologie. » Témoignage de thérapeute : Christine Ecart Duplessy, sophrologue et hypnonutritionniste

Mettre à profit ses acquis professionnel

Les qualités qui vous servaient dans votre activité pro, comme l’esprit d’analyse ou de synthèse, la capacité d’organisation, pourront vous être utiles dans le développement de votre projet personnel. De même, les compétences que vous avez acquises pourront faire un vrai plus dans la mise en oeuvre de votre activité. Prenons l’exemple de Caroline Gormand, qui était graphiste, lors de son installation elle a pu concevoir ses propres supports de communication (site, fly, cartes) avec une qualité professionnelle.

Alors, prêts pour être sophrologue ? Omyzen vous livrera tout bientôt une mine d’informations pour vous aider à vous y retrouver entre les différentes formations qui existent et pour bien faire votre choix.

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