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La kinésiologie : pourquoi consulter ? comment se former ?

kinésiologue

La kinésiologie, un outil de développement personnel qui permet aussi d’améliorer ses capacités d’apprentissage.

Comme explicité dans notre article La kinésiologie : méthodes et principes de fonctionnement, le kinésiologue utilise des techniques de gestion du stress et des émotions qui passent par le corps. Partant du principe que le corps garde en mémoire tout notre vécut et qu’il ne peut pas mentir, des tests musculaires permettent de comprendre la nature et l’origine d’un déséquilibre.

Dans quel cas est-il vraiment opportun d’aller consulter un kinésiologue ? Comme se déroule une séance ? Où se former pour devenir praticien ? Omyzen fait le point sur cette discipline en pleine évolution.

A qui cette discipline s’adresse-t-elle ?

La kinésiologie peut être utile à tous les âges de la vie : des enfants aux séniors en passant par les ados, les parents ou encore les femmes enceintes.

Comme elle passe par le corps et non par la parole, elle est intéressante pour les personnes qui auraient du mal à mettre des mots sur ce qu’ils vivent ou qui n’auraient pas envie de parler. Nous pensons notamment aux enfants et aux adolescents.

Elle est particulièrement adaptée aux sportifs. Les coach sportifs emploient des techniques issues de la kinésiologie pour augmenter les performances de leurs athlètes.

Pourquoi consulter ?

Pour des maux du quotidien et pathologies physiques :

  • Gestion de la douleur
  • allergies, intolérances et troubles d’origine psychosomatiques
  • maux de ventre, de dos, de gorge…
  • stress lié à une intervention médicale
  • pour vivre plus sereinement une maladie

La kinésiologie aide à cerner les aspects psychologiques liés à un trouble corporel. Elle permet de comprendre les implications d’ordre émotionnel et de mieux appréhender la maladie.

En cas de difficultés psychologiques, relationnelles et émotionnelles :

  • Phobies, crises d’angoisses, peurs, anxiété, troubles du sommeil
  • Troubles du comportement alimentaire, addictions
  • Dépression, difficultés relationnelles

Par la kinésiologie, on peut augmenter la confiance en soi, pour aider à la prise de parole en public par exemple.

Pour favoriser l’apprentissage :

Que ce soit pour vous, votre ado ou votre enfant, par le biais du Brain Gym et de la Kinésiologie éducative, vous pouvez :

  • Augmenter votre concentration et votre mémoire
  • Traiter des problèmes DYS
  • Redonner de la motivation pour étudier ou travailler
  • Retrouver le plaisir d’apprendre
  • Gérer le stress d’un examen, concours, entretien d’embauche
  • Mieux s’organiser dans son travail

Pour aider son enfant en cas de :

  • Hyperactivité
  • Troubles du comportement
  • Difficultés scolaires

Les enfants sont particulièrement réceptifs à ce type de thérapie qui ne passe pas par le mental.

Pour accompagner des changements de vie :

  • Deuil, divorce, ré-orientation professionnelle, déménagements, vie de famille, licenciement, accident, etc…

Le kinésiologue est aussi là pour dans les périodes de passage et de bouleversements.

Pour développer son plein potentiel :

La kinésiologie peut aider à améliorer ses performances sportives, artistiques, professionnelles. Mais aussi à exploiter ses capacités pour : vivre des relations plus harmonieuses, accroitre ses capacités d’adaptation, développer sa créativité, savoir choisir… La personne prend conscience de son potentiel. Elle est amenée à être pleinement actrice de sa vie, prenant la pleine responsabilité de ses choix.

kinesiologue

La kinésiologie peut aider à améliorer ses performances sportives.

Y a –t-il des contre-indications ?

La réalisation des tests musculaires peut être gênée ou contre-indiquée en cas de traumatismes ostéo-musculaires, de lésions ou d’opérations récentes.

D’autre part, rappelons que la kinésiologie ne remplace pas un diagnostic ni un traitement médical. Son objet n’est pas de traiter les traumatismes, urgences ou maladies graves.

Comment se déroule une séance ?

1. Poser vos objectifs

La séance va commencer par un temps d’échange verbal. La personne qui consulte explique les problématiques qu’elle souhaite résoudre, ce qui lui pose problème. Elle est invitée à formuler un objectif. Par exemple : « Je veux être à l’aise quand je prends la parole en public. »

2. Tests d’exploration

Dans un deuxième temps, le kinésiologue va effectuer une douzaine de pré-tests. Le consultant reste habillé pendant toute la durée du  soin. Il peut être assis sur une chaise ou allongé sur une table de massage, en fonction de la technique de tests utilisée. Le kinésiologue va procéder aux tests musculaires pour identifier la localisation, la nature et la cause du trouble. Pour discriminer d’où vient le problème, à chaque fois qu’il teste, il peut soit formuler une interrogation, soit poser un doigt sur un point précis de votre corps, soit sur une liste de mots écrits sur une feuille. Vous n’avez rien à dire, c’est votre corps qui répond.

3. Comprendre la problématique

Le kinésiologue fait un retour au patient, l’amenant à faire des prises de conscience. Il peut lui parler de l’état de ses organes, ou des blocages énergétiques qu’il a identifié ou niveau des méridiens. La problématique peut s’expliquer par des émotions refoulées ou encore par l’obtention de bénéfices secondaires.

4. Equilibrer le corps et ancrer de nouveaux schémas

Le kinésiologie va alors demander via des tests quelles solutions sont appropriées pour rétablir l’équilibre. Il va aussi effectuer des actions de ré-équilibrage, qui consistent à proposer au corps un autre cheminement nerveux que celui qu’il connait, pour se dégager de vieilles croyances et habitudes nocives et installer de nouvelles possibilités. Cela peut passer par les réflexes et le corps ou d’autres techniques : mouvements, visualisations, jeux de rôles, lectures. A l’issue de ce travail, d’autres tests vont servir à vérifier que le travail a bien été fait puis à ancrer les informations de la séance.

5. Un travail qui continue après la séance

Le patient pourra repartir avec des recommandations sur son hygiène de vie et des exercices à pratiquer chez lui régulièrement. Le kinésiologue peut par exemple lui préconiser certains mouvements de Brain Gym à faire avant de se mettre à étudier. En fonction des réponses musculaires aux tests, il peut également être amené à conseiller des compléments alimentaires, ou encore à orienter la personne vers l’homéopathie, l’aromathérapie, la phytothérapie.

Durée et coût

Une séance de kinésiologie dure entre 40 et 80 minutes, Pour les enfants, la séance dure maximum 45 minutes.

Le tarif pour une séance va de 40 à 60 euros en fonction des praticiens. Certaines mutuelles peuvent prendre en charge quelques séances.

Pour atteindre un objectif on peut compter en moyenne 4 séances, espacées de  3 semaines. Ainsi, il faut souvent compter plusieurs séances parce que le kinésiologue va au rythme du corps. Parfois il y a des résistances à dépasser avant d’atteindre la source du problème. Il peut être essentiel de respecter des temps d’adaptation nécessaires au processus de changement.

Recommandations de vigilance

Le fait que le praticien utilise un test musculaire pour accéder à des informations dont la personne n’a pas forcément conscience peut être une porte ouverte à des interprétations fausses et abusives. Le code de déontologie de la fédération des kinésiologues prends bien soin de spécifier que :

« Le test musculaire donne l’indication d’un état de stress en lien avec le sujet abordé pendant la séance. Il indique un ressenti qui ne correspond pas toujours à un fait réel. »

Donc, soyez attentif et prenez beaucoup de recul si votre kinésiologue :

  • vous affirme avec certitude que vous avez vécu quelque chose dont vous n’avez aucun souvenir (agression, vie antérieure, « syndrome des faux souvenirs »…)
  • Diagnostique une maladie ou une pathologie sans examens médicaux
  • Émet des prédictions sur votre avenir
  • Utilise le test pour vous faire dire la vérité sur des sujets qui dépassent le cadre de la thérapie
  • Formule des jugements catégoriques sur vous
  • Se montre trop directif ou veut imposer ses choix et/ou ses croyances

Pour vous prémunir, nous vous conseillons de choisir un kinésiologue qui vous aura été recommandé par plusieurs personnes de confiance. Le cas échéant, de sélectionner quelqu’un qui appartient à un syndicat.

Comment trouver son thérapeute ?

En l’absence de recommandations, le fait que le thérapeute appartienne à un syndicat garantie qu’il a suivi une formation sérieuse et qu’il adhère à un code de déontologie. Voici les 3 annuaires auxquels vous pouvez vous référer :

Conseils pour votre parcours en kinésiologie :

  • Quand vous contactez un praticien pour la première fois, n’hésitez pas à le questionner sur son parcours, ses compétences, sa formation, sa manières d’exercer.
  • Veiller à ce que votre kinésiologue travaille à votre rythme, dans l’ouverture et en toute transparence.
  • Avant votre séance, réfléchissez bien à ce que vous en attendez, formulez en termes clairs quel est votre objectif et qu’est-ce qui vous empêche de l’atteindre. La kinésiologie est axée sur la recherche de solutions et le consultant est actif dans cette démarche. Plus vous aurez une idée claire de ce que vous cherchez à améliorer et pourquoi, plus la séance sera efficace.
  • Cependant , si vous n’avez pas d’objectif précis au préalable, pas de soucis, votre corps fera remonter les informations nécessaires et la thématique de séance remontera d’elle-même.

Se former à la kinésiologie

formation

La Fédération Française de Kinésiologie impose 600 heures minimum de formation.

Pour les professions médicales : une école de kinésiologie appliquée K.A.

Les professionnels de santé, pourront suivre des formation en kinésiologie appliquée K.A. au sein du Collège international de kinésiologie appliquée (ICAK). 

Les personnes qui  ne font pas parti du corps médical pourront se former à la kinésiologie non thérapeutique, discipline présentée comme un outil de gestion du stress et d’accompagnement psychologique.

Recommandations pour les non médecins

Comme toujours, méfiez-vous des formations courtes, qui restent souvent insuffisantes en apport théoriques. Quand aux formations qui se font uniquement par correspondance, elles ne permettent pas d’acquérir une pratique qui nécessite impérativement un échange et un contact humain en présentiel.

Pour reconnaitre un praticien en kinésiologie, les syndicats exigent tous un minimum de 600 heures de formation ainsi que la validation par des examens théoriques et pratiques. Par la suite, les kinésiologues certifiés ont la possibilité d’effectuer des formations complémentaires jusqu’à plus de 1 200 heures.

Les écoles sérieuses proposent donc ce minimum de 600 heures de formation, incluant des cours théoriques (dont : anatomie-physiologie), des ateliers de pratique et un mémoire de fin d’études. Les cours devront être dispensés par une équipe pluri-disciplinaire, composée de plusieurs enseignants. Enfin, ces écoles devront avoir un statut juridique et répondre aux critères administratifs et légaux.

Voici des listes d’écoles répondant à toutes ces exigences :

N’hésitez pas à contacter des kinésiologues en exercice pour discuter avec eux de leur formation et de leur expérience pour discerner ce qui est important ou pas pour bien choisir votre école.

Omyzen vous souhaite des découvertes surprenante avec la pratique de la kinésiologie !

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